Publié à 15h30
Les relations entre les États-Unis et le Maroc franchissent une նորvelle étape, symbolisée par l’adhésion du Royaume aux Accords d’Artemis, un cadre international encadrant l’exploration spatiale civile. En déplacement à Rabat, le Secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau a salué mercredi une extension inédite du partenariat bilatéral, se disant « ravi » de voir cette coopération s’élargir au domaine spatial.
La signature de ces accords par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita marque un tournant pour le Maroc, qui rejoint ainsi un cercle de plus en plus large de pays engagés en faveur d’une exploration spatiale « responsable, pacifique et collaborative ». Selon le diplomate américain, cette dynamique illustre « l’attrait universel » de principes reposant sur la transparence, le partage des données scientifiques et la durabilité des activités dans l’espace.
Au-delà de la dimension spatiale, cette visite a été l’occasion de réaffirmer la solidité d’une relation historique. Les États-Unis et le Maroc entretiennent en effet des liens diplomatiques vieux de 250 ans, souvent présentés comme parmi les plus anciens partenariats continus de Washington. Christopher Landau a ainsi rendu hommage au « leadership » du roi Mohammed VI ainsi qu’à la « vision » du président américain Donald Trump, estimant que cette relation bilatérale atteint aujourd’hui « de nouveaux sommets ».
Le responsable américain a également insisté sur l’ancrage concret de cette coopération, évoquant notamment la présence diplomatique américaine au Maroc, de Tanger – où se trouve le plus ancien bâtiment diplomatique des États-Unis – à Casablanca, qui accueillera prochainement une nouvelle représentation.
Sur le plan géopolitique, Washington a par ailleurs réitéré une position clé : la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara. Une déclaration qui s’inscrit dans la continuité de la politique américaine récente et qui s’accompagne d’un soutien affirmé à la proposition d’autonomie portée par Rabat, qualifiée de « sérieuse, crédible et réaliste ».
Christopher Landau a également souligné l’importance de parvenir à une solution « pacifique et durable » à ce conflit de longue date, en référence aux efforts menés dans le cadre des Nations unies. Il a enfin mis en avant les opportunités économiques dans la région, indiquant que les États-Unis encouragent leurs entreprises à investir au Sahara.
Entre ambitions spatiales, coopération stratégique et enjeux géopolitiques, le partenariat entre Washington et Rabat semble ainsi entrer dans une nouvelle phase, à la fois symbolique et concrète.

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