Patrick Proisy a pris un arrêté illégal pour sa commune 🏫

A l’annonce du second confinement le 28 octobre 2020, de nombreux magasins dit non essentiels ont été contraint de baisser le rideau. Plusieurs maires de France dit « maires rebelles », ont décidé de s’opposer à ces fermetures.

C’est le cas du Maire de la commune de Faches-Thumesnil dans le Nord de la France située à quelques minutes de Lille. Patrick Proisy maire carté La France Insoumise a pris un arrêté municipal le 6 novembre autorisant les commerces de sa commune à ouvrir jugeant que « l’État devait faire confiance aux maires des petites communes pour assurer la sécurité dans ces établissements ». Aussitôt pris aussitôt suspendu par le tribunal administratif de Lille.

La ville de Fâches-Thumesnil situé à quelques kilomètres de Lille est peuplé de 17000 habitants. Véritable point de convergence entre plusieurs villes qui bordent Lille, elle est au cœur de tout 

Patrick Proisy nous parle de sa décision et de la mise en place d’un confinement dans sa commune.

Pourquoi avoir pris un arrêté autorisant les commerces non essentiels à ouvrir ? 

On voulait envoyer un message à nos commerçants : Tout d’abord on vous soutient, on sait que c’est compliqué pour vous. Ils sont dans une détresse financière et psychologique. Le deuxième message c’est d’envoyer, au niveau des dirigeants, un message fort : faites confiances aux élus locaux, au petit maire comme moi car nous on connait bien nos petites boutiques et on aurait la capacité d’adapter les précautions sanitaires de façon très fine. 

On pourrait très bien imaginer que les commerçants viennent nous voir avec un protocole très précis qui augmenterait les horaires d’ouvertures avec un nombre limité dans le magasin, qui ferait que ça serait moins dangereux dans la petite boutique de centre-ville que dans les grandes surfaces.

Les deux messages ont été bien reçu puisque quelques jours après y avait un décret du premier ministre qui changeait le premier décret. C’est que d’une certaine façon la cinquantaine de maires qui a pris cet arrêté à eu raison car le premier ministre l’a dit le dimanche sur TF1. 

Quelles conséquences a eu cet arrêté ? 

Le samedi matin quelques commerçants ont tenté le coup et on a eu une présence de la police nationale dans la rue qui était hallucinante. On avait deux voitures de polices qui circulaient dans la ville pour les menacer. Pour la verbalisation on aurait pu les aider mais la fermeture administrative c’était trop risqué pour eux. Donc le lundi il n’y avait plus de commerçants qui avait pu ouvrir. 

Comment expliquez-vous la suspension de cet arrêté par le tribunal administratif ? 

Ce n’est pas une surprise, on s’y attendait. On n’est pas sûr que nos arguments de fond aient été entendu. Il y aura pu avoir un non-lieu car il se basait sur le premier décret qui n’était plus valide. Vu que les deux premiers objectifs ont été atteint on regarde si ça vaut le coup de faire un appel et d’aller devant le conseil d’État. On est en train de regarder ça. 

Comment se déroule le confinement dans votre commune ? 

Est-ce que vraiment on a l’impression d’un confinement je ne pense pas. Mais en même temps la liste des exceptions des gens qui ont le droit de sortir est très longue. Et ça commence par les lycées, les collèges et les écoles qui vont chercher leurs enfants ça fait du monde dans les rues. 

C’est cette même idée de l’acceptation du confinement par les gens qui étaient de 95 % au premier confinement qui est de 70% aujourd’hui. Je pars du principe que les messages envoyés par le gouvernement ne sont pas clairs dans l’esprit des gens et ça amène de la confusion et donc ça n’amène pas l’acceptation de ce qu’est le confinement. Finalement maintenant a pars les fleuristes, le toiletteur canin et la vente de vêtements, à qui ont dit c’est votre faute, si vous recouvrer le virus passe par chez vous, à pars eux tout le monde est ouvert. Les gens vont au boulot, les écoliers vont à l’école, les bouchers vont dans leurs boucheries et les gens vont dans les grandes surfaces. On n’a pas l’impression d’un confinement ça c’est une certitude. 

Quelle est la situation dans les écoles ? 

En septembre le protocole avait été allégé et à la rentrée de la Toussaint le protocole avait été alourdi. C’était marqué si possible à chaque fois, pour nous, c’est très compliqué, on a des budgets qui sont de plus en plus serré, les dotations de l’état ne font que baisser au fur et à mesure des années et là on nous demande de renforcer les nettoyages, nous ont est pas en capacité de le faire financièrement et il faut trouver des gens. Ça ne se trouve pas en un claquement de doigts. 

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Benjamin Degreve


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